Des conseils pour franchir la frontière américaine en toute tranquillité
Alors que les relations canado-américaines sont tendues, certains Canadiens en ont fait les frais en étant malmenés par les services d'immigration américains. Malgré tout, il n'y a pas de raison de reporter un passage à la frontière terrestre, selon une avocate en immigration qui donne quelques conseils pour que tout se passe bien. Pour l'avocate canado-américaine spécialisée en immigration Blair Hodgman, la clé de la réussite pour un passage à la frontière sans anicroche est de rester honnête. Elle conseille également d'avoir un plan bien précis avant de partir afin de pouvoir prouver aux douaniers que vous allez aux États-Unis pour une bonne raison et, surtout, que vous avez l'intention de revenir au Canada. Si vous voulez seulement franchir la frontière pour la journée afin de faire quelques achats, cela ne devrait pas poser problème, et il n’est pas nécessaire de reporter son déplacement, selon Blair Hodgman. Le poste frontalier de l'Interstate 95 à Houlton, dans le Maine, est un passage fréquemment utilisé par les Néo-Brunswickois qui se rendent aux États-Unis pour faire des emplettes.
Photo : Sam Farley/CBC Par contre, être clair au sujet de son plan de voyage est aussi un atout. Il est préférable, dit-elle, de dire des phrases comme : Pour les voyages un peu plus longs, la donne est différente. En raison du décret intitulé Protecting the American People Against Invasion [ À la frontière, vous devez demander qu'on vous remette le formulaire I-94, soit un document qui attestera votre arrivée, ou vous devez demander aux douaniers de tamponner votre passeport. Que ce soit pour de courts ou de longs voyages, la pire chose que vous puissiez faire est de faire une fausse déclaration à la frontière, tranche Blair Hodgman. En cas de fausse déclaration, vous serez interdit de séjour dans ce pays et les services frontaliers vous mettront en détention et vous expulseront des États-Unis. Un agent des douanes américaines.
Photo : La Presse canadienne / Dave Chidley Blair Hodgman rappelle que la chose la plus importante à faire pour les Canadiens lorsqu’ils sont interrogés est de dire la vérité à 100 %. Près de 500 000 voyageurs de moins ont traversé la frontière terrestre du Canada vers les États-Unis en février par rapport au même mois l’année dernière. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Allyson Dubé Dans le cas contraire, il est recommandé d’avoir recours à un avocat spécialisé en immigration américaine pour tenter de comprendre ce qui s'est passé et pour tenter de régler le problème. Blair Hodgman avise les voyageurs de ne pas adopter une attitude hostile envers les fonctionnaires de l’immigration qui vous interrogent. Quelle que soit la quantité de drogue en votre possession – y compris du cannabis –, lorsque vous vous rendez aux États-Unis, vous pourriez être accusé d’avoir commis une infraction criminelle et être interdit d’entrée à l’avenir. Assurez-vous de n’avoir aucune drogue en votre possession. Vous devez présenter une preuve de votre citoyenneté canadienne pour entrer aux États-Unis. Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers Les gens qui ont déjà été condamnés pour trafic de stupéfiants dans le passé risquent d’être jugés inadmissibles et d’être expulsés des États-Unis, et ce, même si leur casier est suspendu ou s’ils ont été graciés. Les Canadiens qui ont à leur passif un délit lié à la drogue ou toute autre forme d’antécédents criminels devraient envisager de reporter leur voyage aux États-Unis. Blair Hodgman leur recommande de faire évaluer leur dossier par un avocat spécialisé dans les questions d’immigration avant leur déplacement. L'avocate rappelle que les Canadiens ne disposent que de peu de droits à la frontière américaine. Les agents frontaliers peuvent aussi vous demander les mots de passe de vos appareils. Avec les informations de CBC
Je vais faire des achats dans tel ou tel magasin, je rentrerai au Canada ce soir
ou bien J’y vais juste pour le week-end
si cela est la vérité.Si vous dites : "Je ne sais pas combien de temps je vais rester là-bas, il se peut que j’y reste deux ou trois mois", ça ne vous aidera aucunement à franchir la frontière
, indique Blair Hodgman.Connaître le formulaire I-94
Protéger les Américains contre l’invasion
], signé par le président américain Donald Trump le 20 janvier, les Canadiens qui partent aux États-Unis pour un séjour de plus de 30 jours doivent aussi s’assurer d’être enregistrés auprès du gouvernement américain.Il n’y a pas de mal à se procurer ces papiers même si vous ne vous déplacez que pour quelques jours, c'est juste au cas où vous devriez rester plus longtemps
, souligne l’avocate.La vérité à 100 %
S’ils sont bienveillants, ils vous laisseront retirer votre demande d’admission
, précise l’avocate.
Si vous êtes sincère, ils ne pourront pas vous déclarer inadmissible pour fausse déclaration. Ils pourront seulement vous déclarer inadmissible à cette occasion et cela ne nuira pas à vos futurs voyages aux États-Unis
, précise-t-elle.
C’est eux qui ont le pouvoir décisionnel à la frontière
, rappelle-t-elle. Il faut faire preuve de respect et de politesse.
La drogue, c’est non

Les douaniers autorisés à vous fouiller
Une fois la frontière franchie, vous êtes aux États-Unis
, rappelle-t-elle. Ils ont le droit de vous interroger, ils ont le droit de vous fouiller, y compris les cavités corporelles, et ils ont le droit de fouiller dans votre téléphone intelligent et dans votre ordinateur portable.
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